Présentation


A la différence des autres départements d’outre-mer, la Guyane française n’est pas une île mais se situe au sein du continent sud-américain, entre le Surinam à l’ouest et le Brésil à l’est et au sud.

 

Il s’agit, et de loin, du plus vaste département français, avec un territoire immense de 90.000 km2 environ (soit une superficie équivalente à celle du Portugal) presqu’entièrement couvert par la forêt équatoriale.

Cette étendue n’est cependant que faiblement peuplée. La population, qui s’élève à quelque 160.000 habitants, est essentiellement concentrée sur "l’île" de Cayenne (100.000 habitants environ) et sur la bande côtière (50.000 habitants environ), l’intérieur du pays, quasiment inhabité, ne rassemblant que quelques milliers de personnes.

La démographie est cependant particulièrement dynamique, ainsi que souligné précédemment. L’accroissement démographique constaté en Guyane est le plus rapide parmi les départements d’outre-mer ; le rythme actuel correspond à un doublement de la population en 15 ans.

Au sein de cet immense territoire, les voies de communication intérieures sont peu nombreuses, à tel point que l’on peut parler d’" absence de continuité territoriale. Il n’existe actuellement qu’une seule route : la route littorale reliant Cayenne à Saint-Laurent-du-Maroni (à la frontière avec le Surinam) et l’autre portion de cette route littorale, de Cayenne à Saint-Georges-de-l’Oyapock (à la frontière brésilienne).

En l’absence de routes ou de voies ferrées, les fleuves (c’est-à-dire pour l’essentiel le Maroni à l’ouest et l’Oyapock à l’est) constituent la seule voie de pénétration dans l’intérieur. Les communes de l’intérieur se trouvent de ce fait particulièrement isolées. Hormis l’avion, la pirogue y est le plus souvent le seul moyen de transport disponible.

Le territoire guyanais, où les Français s’installèrent dès le XVIIème siècle, abrite des populations d’origines diverses. Plusieurs peuples cohabitent en effet sur ce territoire : les guyanais créoles, les noirs-marrons (descendants des anciens esclaves rebelles), en particulier les Bonis, ainsi que différentes ethnies amérindiennes... Ces populations ne sont pas toujours francophones et parlent différentes langues (notamment le taki-taki).
Il est à noter que plusieurs milliers d’habitants de la Guyane vivant le long des fleuves se trouvent aujourd’hui dépourvus d’état civil, ce qui pose de nombreux problèmes tant en termes de contrôle des flux migratoires que pour les intéressés eux-mêmes lorsqu’ils souhaitent circuler en Guyane ou, par exemple, poursuivre des études au lycée ou à l’université.

Une autre particularité guyanaise mérite par ailleurs d’être soulignée; il s’agit du statut foncier. En effet, 90 % des terres appartiennent aujourd’hui à l’Etat et font partie de son domaine privé.

L’économie guyanaise repose aujourd’hui largement sur l’activité du Centre spatial guyanais (CSG) de Kourou.Décidée en 1964, l’implantation d’une base spatiale à Kourou a profité d’un site qui en raison d’une position géographique favorable, proche de l’Equateur, est plus performant que les principaux sites concurrents (les performances techniques des sites de Cap Kennedy et de Baïkonour sont inférieures de respectivement 18 % et 35 % à celles de Kourou). Son développement a permis à la France et à l’Europe de parvenir à l’autonomie en matière spatiale.

Cependant, cette belle réussite industrielle ne doit pas cacher la nécessité d’une diversification de l’économie guyanaise. Les autres activités industrielles sont en effet peu développées. L’agriculture est aujourd’hui loin de permettre l’autosuffisance alimentaire. Les exploitations, situées quasi-exclusivement sur la bande côtière, sont consacrées essentiellement à la production de fruits et légumes, à l’élevage bovin (zébus) et à la culture du riz (autour de Mana). La pêche représente par ailleurs une activité assez importante (crevette, vivaneau).

 

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